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Les Poissons Migrateurs de la Garonne

La lamproie marine

La Lamproie MarineFonctionnementdu TDBLe bassin de la Garonnele PLAGEPOMIles espècesles partenaires

Statut UICN : Espèce Quasi menacée (espèce proche du seuil des espèces menacées  ou qui pourrait être menacée si des mesures de conservation spécifiques n’étaient pas prises)

Objectif pour l’espèce : Continuer à pêcher cette espèce d’une façon raisonnée et durable

Etat Tendance

Satisfaisant 

Préoccupant

Alarmant

 Non renseigné

SO : Sans objet

NC : Non créé

Augmentation

Stabilité

Diminution

SO : Sans objet

NC : Non créé

Population

Tendance
 Etat Année d'observation
 
Effectif de Lamproies marines à l'amont de Golfech


2016 Détail
Nombre de nids
NC
NC
création 2018 Détail

Milieu

Tendance
 Etat
 Année d'observation  
Débits mesurés pendant la période de présence des lamproies en Garonne SO

2016 
Détail
Température de l'eau mesurée pendant la période de présence des lamproies en Garonne SO

2016 
Détail

Libre circulation

Tendance
 Etat
 Année d'observation  
Linéaire classé en liste 2 pour la lamproie
SO
SO
2016 Détail
Linéaire colonisable par la lamproie
SO
SO
2016
Détail
Indisponibilité de l'ascenseur à poissons de Golfech pendant la période de migration de la lamproie SO

2016
Détail

Pêche

Tendance
 Etat
 Année d'observation  
Evolution du nombre de licences / du type de pêcheurs / du type d'engins
NC
NC
création 2017
Détail
Date d'ouverture de la pêche SO
SO
2017
Détail
Evolution des captures déclarées NC
NC
création 2017
Détail
 

Le fonctionnement du tableau de bord "Poissons migrateurs"

Ce tableau de bord est structuré autour des 4 parties suivantes :

Population

Informations sur l'état des populations et de son évolution

Milieu

Informations sur l'état des milieux (paramètres et valeurs en fonction des besoins de l'espèce)

Libre circulation

Informations sur l'accessibilité des habitats et les équipements de franchissements (en fonction de l'espèce)

Pêche

Informations sur le statut actuel et passé de l'espèce vis-à-vis de la pêche.

 

Définition descripteurs / indicateurs

Les indicateurs fournissent une donnée qualitative ou quantitative qui est comparée à un objectif (seuil) afin d'avaluer la situation de tel ou tel aspect. Ils possèdent un système de notation débouchant sur un "état". Cela implique la détermination des objectifs et état de références fixés avec l'ensemble des partenaires.

A l'inverse, les descripteurs sont créés lorsqu'il est impossible de place des seuils. Il s'agit donc d'indicateurs dépourvus de référence et donc d'état. La donnée est ainsi représentée telle quelle avec une information de tendance.

Définition et légende des tendances

augmentation

stabilité

diminution

SO : Sans objet

NC : Non créé (indicateur ou descripteur pas encore mis en ligne)

Définition et légende des états

Etat satisfaisant

Etat préoccupant

Etat alarmant

Non renseigné

SO : Sans objet

NC : Non créé (indicateur ou descripteur pas encore mis en ligne)

Période de mise à jour

Les mises à jour des indicateurs ou descripteurs sont pour la plupart annuelles. Toutefois certains d'entre eux peuvent être plus espacés dans le temps pour des raisons de non disponibilité de la donnée ou pour une meilleure interprétation des variables étudiées.

Le bassin de la Garonne

Un fleuve, un patrimoine naturel unique

Par ses caractères patrimoniaux, paysagers, floristiques et faunistiques, le fleuve, tout comme ses affluents, contribue à faire de la vallée de la Garonne un site remarquable classé Natura 2000.


Huit espèces de poissons migrateurs sont présentent dans les eaux de la Garonne parmi lesquels l’esturgeon, la grande alose, l’anguille, la lamproie ou encore le saumon. Le fleuve amène également toute une variété de nature sur ses berges dont certaines espèces protégées remarquables comme le desman des Pyrénées, l'œnanthe de Foucault et l’angélique des estuaires. La ripisylve, succession d’arbres, d’arbustes et d’herbacées, participe par sa biodiversité très riche au maintien des rives et à l’épuration des eaux. Les bords de la Garonne accueillent également de nombreuses espèces d’oiseaux, notamment migrateurs (oies bernaches, aigrette gazettes…), et de nombreux insectes ou encore de petits mammifères.

La vallée de la Garonne et ses affluents abritent des zones humides alimentées en eau de manière chronique par les crues du fleuve, par le niveau de la nappe phréatique, par les pluies ou encore par le canal de la Garonne. Les flux d’eau, de sédiments et de matières nutritives déterminent le fonctionnement de ces milieux et les peuplements en espèces végétales et animales.

 

Malgré la dégradation de la qualité des eaux et les atteintes multiples engendrées par les aménagements sur le milieu physique, les cours d’eau conservent une richesse et des potentialités importantes. Toutefois, aujourd’hui, la situation des huit espèces de poissons migrateurs est préoccupante, sur la Garonne comme au niveau national. L’anguille et la grande alose ont connu de fortes baisses d’effectifs depuis une dizaine d’années, pour des raisons encore mal cernées, et l’esturgeon est classé sur la liste rouge des espèces menacées.

Le PLAGEPOMI

Le plan de gestion des poissons migrateurs (Plagepomi) propose un cadre juridique et technique concernant :

          - les mesures utiles à la reproduction, au développement, à la conservation et à la circulation des poissons migrateurs,

          - les modalités d’estimation des stocks, de suivi de l’état des populations et des paramètres environnementaux qui peuvent   les moduler et d’estimation de la quantité qui peut être pêchée chaque année, 

          - les programmes de soutien des effectifs et les plans d’alevinage lorsque nécessaires,

          - les conditions dans lesquelles sont fixées les périodes d’ouverture de la pêche,

          - les modalités de la limitation de la pêche professionnelle et de la pêche de loisir,

          - les conditions dans lesquelles sont délivrés et tenus les carnets de pêche.

Le Cogepomi

Le Comité de gestion des poissons migrateurs (Cogepomi) est l’instance officielle en charge de l’élaboration du Plagepomi. Son territoire d’action recouvre quatre grands bassins hydrographiques : le bassin de la Garonne (comprenant notamment le bassin du Lot et le bassin du Tarn), le bassin de la Dordogne, le bassin de la Charente, les bassins des rivières côtières, notamment le bassin de la Leyre et le bassin de la Seudre. La présidence de ce comité est assurée par le préfet de la région Aquitaine ou son représentant.

Il gère l’ensemble des espèces de poissons migrateurs présentes sur le territoire à l’exception de l’esturgeon européen qui fait l’objet d’un plan national de restauration spécifique. Le Cogepomi de la Garonne est composé :

          - de représentants des services de l’Etat,

          - de quatre représentants des différentes catégories de pêcheurs amateurs en eau douce et de leurs associations,

          - de quatre représentants des pêcheurs professionnels en eau douce,

          - de quatre représentants des marins-pêcheurs professionnels exerçant leur activité dans la zone comprise entre la limite de  salure des eaux et la limite transversale de la mer,

          - d’un représentant de propriétaires riverains de la circonscription du comité désigné par le préfet de région, président du       comité.

En outre, deux conseillers régionaux et deux conseillers généraux de la circonscription du comité, désignés par leurs assemblées respectives, peuvent participer avec voix délibérative aux travaux du comité.

Un délégué inter-régional de l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) et un représentant de l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (IFREMER) désignés par ces organismes assistent, à titre consultatif, aux séances du comité.

Déclinaison opérationnelle

La mise en œuvre du PLAGEPOMI et l’évaluation de son avancement nécessitent une organisation permettant de décliner de manière opérationnelle les orientations retenues. Pour cela, le COGEPOMI s’appuie sur plusieurs groupes de travail par secteur géographique, par espèce ou par thème. C’est au sein de ces groupes, que les mesures du PLAGEPOMI sont traduites en actions opérationnelles en privilégiant l’approche territoriale.

Ainsi, le groupe Garonne est co-animé par le SMEAG et la DREAL Midi-Pyrénées.

Moyens techniques et financiers

Les programmes opérationnels s’appuient sur des partenaires financiers divers :

     - L’Agence de l’Eau Adour Garonne peut contribuer aux mesures du PLAGEPOMI selon les règles définies par son X-ème programme d’intervention.

     - Les aides correspondent à l’application des orientations définies dans le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux et aux mesures du PLAGEPOMI les  plus déterminantes pour atteindre les objectifs fixés.

     - Les financements sous Contrat de Projet sont mis à contribution pour la préservation et la restauration des poissons migrateurs. Une partie étant programmée dans le cadre du plan «Garonne».

     - Les collectivités territoriales, départements et régions, ainsi que les établissements publics ou groupements qui les fédèrent apportent une contribution complémentaire fonction de leurs orientations propres et de leur échelle d’approche.

     - Selon les régions, des subventions européennes (FEDER, FEAMP) peuvent contribuer substantiellement au financement des opérations.

     - Les maîtres d’ouvrages participent à hauteur variable au financement des opérations. Leur contribution peut être réduite voire nulle lorsqu’il s’agit d’association telle que MIGADO en conformité avec les possibilités réglementaires.

     - Les propriétaires d’ouvrage devant mettre en œuvre leurs obligations réglementaires (notamment pour permettre la libre circulation) participent financièrement aux aménagements

Les espèces

Les poissons migrateurs de la Garonne sont tous classés à des degrés divers sur la liste rouge de l’UICN des espèces menacée en France.

Ils sont l'expression d'enjeux transversaux car ils représentent à la fois un patrimoine naturel à préserver ou restaurer, des espèces emblématiques, avec une valeur culturelle, touristique et socio-économique et des marqueurs de la qualité de l'eau et des milieux.

La grande alose,

Pêchée en abondance de Bordeaux à Toulouse avec une population estimée de 500 000 individus il y a vingt ans, la grande alose est aujourd’hui en danger et protégée par un moratoire et un plan de sauvetage. Malgré le suivi des populations et de leurs habitats, l’aménagement des barrages et des pratiques de pêche, ce grand migrateur subit en Garonne des effondrements de stocks dont il faut à tout prix comprendre toutes les causes. En aval de Garonne, l’alose est indissociable du patrimoine gastronomique et à ce titre représente un important enjeu culturel et économique.

Statut UICN : liste rouge – Espèce menacée d’extinction en métropole – vulnérable

Objectif pour l’espèce : Maintenir et restaurer la population d’alose du bassin Garonne Dordogne permettant la réouverture d’une pêche maîtrisée

Le saumon atlantique,

Espèce emblématique et pionnière, sa restauration entreprise dans les années 80 a permis d’initier la défragmentation des milieux et de favoriser la reconquête par toutes les espèces de leur aire de répartition d’origine, la diversité génétique et les relations trophiques tout au long du fleuve. 

Le système original de « piégeage transport » en montaison et dévalaison a permis  colonisation rapide du haut bassin avec le développement d’une stratégie biologiquement efficace puisque des reproductions naturelles sont observées sur la Pique depuis 2009. L’enjeu des années à venir sera l’augmentation de cette reproduction naturelle sur l'ensemble du bassin (Garonne amont et Ariège).

Statut UICN : liste rouge – Espèce menacée d’extinction en métropole – vulnérable

Objectif pour l’espèce : Restaurer une population naturelle sur le bassin de la Garonne

La lamproie marine,

Le Bassin Garonne-Dordogne est celui qui bénéficie en France du plus fort impact économique et culturel de la pêche des lamproies marines. En 2000, on estimait le chiffre d’affaires généré par les professionnels à deux millions d’euros. C’est le rétablissement progressif de la libre circulation dans les années 80 qui a permis de tripler les linéaires pour la migration fluviale de cette espèce préhistorique et assez mal connue. Encore pêchée aujourd’hui en Garonne, Si les pêches se maintiennent, les suivis montrent des doutes sur les effectifs. La préservation et la gestion de cette espèce mystérieuse appelle une meilleure connaissance et un suivi détaillé de la reproduction des adultes et des différents stades larvaires.

Statut UICN : Espèce Quasi menacée (espèce proche du seuil des espèces menacées  ou qui pourrait être menacée si des mesures de conservation spécifiques n’étaient pas prises)

Objectif pour l’espèce : Continuer à pêcher cette espèce d’une façon raisonnée et durable

L'esturgeon européen,

Il y a seulement 60 ans, on pêchait 4 000 esturgeons par an en Garonne et 20 ans plus tard 200 seulement. Aujourd’hui, grâce à notre zone d’estuaire, l’esturgeon européen échappera peut-être à une disparition annoncée. Il peut vivre près de 100 ans, atteindre les 3 mètres, mais il est très vulnérable pendant ses quinze premières années. En 1995, le succès mondial de sa reproduction en captivité a marqué une étape capitale dans la reconstitution des stocks originels. Plusieurs millions d’alevins et de larves ont été relâchés depuis 2007.

Dans une dizaine d’année, quelle Garonne vont-ils trouver à leur retour ? Dès maintenant, il devient urgent de mieux sensibiliser à la préservation des habitats notamment par la qualité des eaux et la protection des frayères et des zones de maturation.

Statut UICN : liste rouge – Espèce menacée d’extinction – En danger critique d’extinction en France et dans le monde

Objectif pour l’espèce : Restauration de l’espèce et préservation des habitats

L'Anguille européenne,

Il y a encore peu de temps, l’anguille représentait une ressource économique de plus de 300 millions d’euros uniquement pour notre bassin.

Plus que tout autre poisson en danger, l’anguille demande la concertation la plus large de tous les acteurs environnementaux régionaux, voire nationaux et européens. Elle demande des procédés de franchissement spéciaux à la montaison comme à la dévalaison et la suppression d’obstacles souvent mineurs pour les autres espèces.

Le domaine de l’anguille est vaste, c’est pourquoi, la protéger demande de mieux l’intégrer à la réflexion de toutes les collectivités sur le classement des zones indispensables à la colonisation, le rétablissement de la libre circulation et sur les dépollutions, notamment celle du PCB.

Statut UICN : liste rouge – Espèce menacée d’extinction – En danger critique d’extinction en France et dans le monde

Objectif de gestion de l’espèce : Contribuer à la restauration européenne.

 

L’alose feinte,

Avec des attitudes migratoires différentes et autant d’arêtes pour une taille plus petite, cette alose, souvent dédiée à la conserve, est aussi une composante majeure de notre patrimoine gastronomique. Les populations sont très difficiles à dénombrer et ne peuvent être évaluées qu’à partir de l’activité observée sur les frayères, souvent aléatoires, couvrant un linéaire très large dans la zone de marée.

Statut UICN : liste rouge – Espèce menacée d’extinction en métropole – vulnérable

Objectif pour l’espèce : Une espèce à surveiller

 

La lamproie de rivière,

Très pêchée autrefois, et notamment dans notre région, cette espèce propre à l’Europe est en régression constante. Victime des mêmes effets de civilisation que sa sœur marine, on peut penser qu’elle profitera toutefois des autres volets du plan de restauration comme l’amélioration des habitats et des milieux.

Statut UICN : liste rouge – Espèce menacée d’extinction en métropole – vulnérable

Objectif pour l’espèce : Suivi minimal et préservation des habitats.

Les partenaires

La politique "poissons migrateurs" à l’échelle du bassin Garonne-Dordogne est défini par le Plan de gestion des poissons migrateurs (Plagepomi).

Le groupe "Migrateurs" Garonne, groupe technique animé par le Sméag, a en charge sa déclinaison et sa mise en œuvre sur le bassin de la Garonne. Les membres du groupe sont :

Les DREAL Aquitaine et Midi-Pyrénées

Sous l’autorité des préfets de région et de département, ces services déconcentrés du ministère en charge de l’écologie veillent à la préservation et la valorisation de l’environnement dans le cadre d’une stratégie de développement durable. Elles s’impliquent à ce titre dans les travaux du groupe migrateurs :

  • La DREAL Aquitaine assure le secrétariat du COGEPOMI et coordonne dans ce contexte les travaux des différents groupes techniques dont le « Groupe Migrateurs Garonne », contribue localement au plan Anguille national et pilote le plan d’action national pour l’esturgeon européen.
  • la DREAL Midi-Pyrénées est garante de la cohérence du programme migrateurs Garonne avec les orientations du Plagepomi * et assure la gestion des crédits européens (FEDER) mis en œuvre sur ce programme (programmation, engagement et mises en paiement).

L'Agence de l'eau

Cet établissement public met en œuvre la politique de l’eau définie par le comité de bassin Adour-Garonne qui regroupe des représentants des collectivités territoriales, des services de l’Etat et de tous les usagers de l’eau et des milieux aquatiques. L’Agence intervient pour rétablir le fonctionnement naturel et équilibré des milieux. Aux côtés des services de l’Etat, son soutien technique et financier permet de faire évoluer les pratiques pour que toutes les activités puissent s’exercer dans le respect des milieux aquatiques afin de rétablir leur bon état. Ses compétences transverses sur l’ensemble du bassin enrichissent ses interventions pour les migrateurs :

-      Participer à la définition des programmes d’actions

-      Proposer les financements nécessaires aux actions ou aux études indispensables à l’atteinte des objectifs fixés par          le COGEPOMI

-      Suivre et évaluer les effets de ces opérations sur les populations de poissons migrateurs.

Près de 10M€ sont consacrés annuellement par l’Agence à la restauration de la continuité écologique et aux études et travaux en faveur des poissons migrateurs.

EDF

Acteur des territoires, producteur d’électricité responsable et gestionnaire impliqué de la ressource en eau et des milieux aquatiques, EDF est fortement engagée dans une démarche de développement durable. A ce titre, sa direction de la production hydroélectrique fait de ses ambitions environnementales et sociétales des priorités majeures.

Cet engagement se concrétise sur chaque bassin versant par la recherche constante des meilleurs équilibres entre production énergétique renouvelable et incidences des ouvrages en termes de continuité piscicole ou sédimentaire et de bon état des masses d’eau. Pour l’axe Garonne EDF s'est investi par la mise en œuvre volontaire d’une convention avec l’Agence de l’Eau dès 1996 avec l'ensemble de sa R&D, de son ingénierie et de ses exploitants. Les études engagées alors ont permis de valider le principe du piégeage transport comme technique innovante pour favoriser la recolonisation des grands migrateurs.  Après la construction de ces ouvrages de piégeage, à la fin des années 1990, l’action se poursuit aujourd’hui par leur optimisation permanente pour la montaison et la dévalaison et la modernisation de leur équipement en système de monitoring (comptage et surveillance sanitaire des populations). En parallèle, en référence au classement des cours d'eau (Liste 1 et 2 selon l'article L214-17 du code de l'Environnement),  chaque aménagement EDF fait l’objet de diagnostic de fonctionnalité  et au besoin d’un programme d’investissement dédié à son amélioration pour assurer la continuité piscicole et sédimentaire.

 

Le SMEAG

Le Syndicat mixte d’études et d’aménagement de la Garonne est un Etablissement public qui rassemble des élus des régions et départements riverains, qui œuvrent pour une Garonne solidaire afin d'assurer une qualité de vie aux populations riveraines. Le SMEAG s’occupe de la Garonne dans toutes ses dimensions, notamment pour qu’elle soit accueillante pour les poissons migrateurs :

  • Protection et restauration des habitats : le Sméag assure la concertation et la planification des actions dans le cadre de Natura 2000 notamment,
  • Soutien d’étiage /plan de gestion d’étiage Garonne-Ariège : Le Sméag organise les réalimentations de soutien d’étiage afin de maintenir les niveaux d’eau nécessaires pour éviter les conflits entre usages et la détérioration du milieu aquatique.. Il alerte les autorités en cas de crise.
  • Qualité de l’eau : le Sméag surveille l’évolution des paramètres vitaux (dont oxygène et température).
  • Poissons migrateurs : Le Sméag est l'animateur du groupe Migrateurs Garonne, qui pilote la mise en œuvre sur le fleuve du plan de gestion des poissons migrateurs. Son action a pour mission d’orienter, par la concertation, tous les travaux au mieux des réalités scientifiques et économiques et des intérêts locaux. 
  • Le Sméag participe à la mise en œuvre du SDAGE, outil de planification dans le domaine de l’eau adopté par le Comité de bassin. Il anime l’élaboration du SAGE « Vallée de la Garonne

 

L'association Migado

L’association MIgrateurs GAronne DOrdogne, structure permanente la plus importante de tous les bassins français, assure la maîtrise d’ouvrage et/ou la maîtrise d’œuvre de la plupart des opérations dédiées aux espèces de poissons migrateurs amphihalins du bassin de la Garonne :

  • Contrôle en temps réel des populations par vidéo-comptage, piégeage ou piégeage-transport au niveau des barrages
  • Gestion de la production des jeunes saumons et du repeuplement de la Garonne
  • Suivis biologiques des espèces (reproduction naturelle, suivi génétique, opérations de marquage…)
  • Suivi des habitats et veille écologique des cours d’eau (potentialités piscicoles, fonctionnalité des milieux…)
  • Conseil technique à divers organismes (Organisations professionnelles et Fédérations de pêche, collectivités territoriales …)
  • Sensibilisation événementielle à l’environnement par les migrateurs (accueil des scolaires sur les sites de production et les stations de comptages, colloques et journées pour l’environnement).

 

Les pêcheurs professionnels

L’Association Agréée de Pêcheurs Professionnels en Eau Douce et le CNPMEM* rassemblent les pêcheurs professionnels directement concernés par la préservation et la restauration des ressources halieutiques de l’estuaire et de la Garonne. 
Très impliquée depuis 30 ans dans la défense des migrateurs et de leur milieu, cette organisation professionnelle, présente au Grenelle de l’environnement, informe, sensibilise et implique ses adhérents (suivi des captures) dans la poursuite de la restauration. Elle participe également à la mise en valeur culturelle des migrateurs vers le grand public au travers de la gastronomie locale. 

FDAAPPMA (les pêcheurs de loisirs)

Regroupées au sein de l’UFBAG, les Fédérations Départementales des Associations Agréées pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique représentent les 312 0000 pêcheurs de loisir pratiquant dans notre bassin Adour - Garonne. Avec les organisations de pêcheurs professionnels et dans leur volonté de développer une expertise technique environnementale, les fédérations sont notamment à l’origine de la création de MIGADO. La restauration des migrateurs et de leurs habitats s’inscrit dans leurs missions de valorisation et de pratique environnementale du fleuve :

  • Protection et mise en valeur des milieux aquatiques (suivi et gestion des peuplements piscicoles, expertise des milieux, aménagements, restauration, appui technique…)
  • Promotion du loisir pêche et développement du tourisme halieutique
  • Information et éducation pour sensibiliser le public au respect des espèces et des milieux aquatiques. 

L'IRSTEA

IRSTEA est l’institut de recherche spécialisé en sciences et technologies pour l'environnement et l’agriculture. Il a pour vocation d’offrir des solutions concrètes (surveillance, modélisation…) aux questions environnementales et fonde son action sur un partenariat fort avec les acteurs environnementaux des territoires. C’est ainsi que son unité de recherche Ecosystèmes aquatiques et changements globaux (EABX) membre du réseau DIADFISH européen, dont l’équipe Pôle Ecohydraulique (ONEMA/Irstea/IMFT), intervient à partir de Bordeaux pour des missions de restauration des poissons migrateurs amphihalins dans le bassin versant Gironde Garonne Dordogne :

  • Caractérisation des habitats et dynamique des populations : adaptabilité  des poissons migrateurs amphihalins aux changements globaux (pêche, fragmentation des habitats, contamination, changement climatique). Cela se traduit notamment par des travaux sur l'écologie de ces espèces (habitats essentiels, dispersion, migrations, sensibilité à la température ou à l'hypoxie), leur écotoxicologie (effets des contaminants, travaux effectués en partenariats) et leur dynamique de population (télémétrie, trajectométrie, modélisation) ; l'ensemble vise à évaluer la viabilité des différentes populations et leurs trajectoires ;
  • Développement d’ingénieries spécifiques pour la restauration des espèces de poissons migrateurs amphihalins (anguille, alose, esturgeon, saumon en particulier), production de méthodes et d’outils opérationnels dans le domaine de la biologie de la conservation (ex. alevinage de soutien)
  • Restauration de la continuité écologique des cours d’eau (trames verte et bleue).

L'ONEMA

L’Office national de l’eau et des milieux aquatiques a été créé en avril 2007 pour favoriser la gestion globale et durable de la ressource en eau et des écosystèmes aquatiques, et atteindre les objectifs européens de bon état écologique. Il développe la connaissance sur l’état et les usages des écosystèmes aquatiques, des ressources en eau et contribue à leur surveillance ainsi qu’au contrôle de leurs usages. 
Chargé d’apporter un appui aux acteurs publics pour la conception et la mise en œuvre des politiques de l’eau, l’office participe de son expertise à l'élaboration d'une stratégie nationale et aux orientations de gestion relatives aux poissons migrateurs.